Le manque de savoir-vivre exposé en 10 cas particuliers

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Aujourd’hui, je m’en viens faire un état des lieux de tous ces gens rencontrés de-ci de-là et qui, selon moi, manque de savoir- vivre.

Alors voilà ce qu’en dit ce bon vieux Larousse : « Connaissance et pratique des règles de la politesse, des usages du monde. » Et bien force est de constater que de plus en plus de personnes manquent cruellement de correction, de bienséance, pour ne pas dire d’éducation ! Et moi je dis, y en a marre ! Et là, mes chers lecteurs, je sens bien que vous m’attendez au tournant, vous voulez des exemples, des preuves de ce que j’avance, histoire de comparer avec les possibles énergumènes que vous avez pu vous même croiser ou bien pour vérifier que vous n’entrez pas tout bonnement dans cette catégorie de gens qui commencent sérieusement à me taper sur les nerfs.

Cas n°1 : les « gens » qui te téléphonent sur ton fixe après 20h30 (ou même sur ton portable en semaine). Ce qui toi, te fait bondir inévitablement car soit ton petit cœur sensible s’est mis à cogner à tout rompre dans ta poitrine car tu te demandes qui a bien pu rendre l’âme pour qu’on te dérange à cette heure avancée, soit tu as fini par t’habituer à ces coups de fils intempestifs et tu enrages d’être dérangée en plein milieu de l’épisode final de la dernière saison de Castle

Cas n°2 : l’emmerdeur « le copain » collant qui s’invite à la maison et qui ne décolle plus. Je l’ai vécu, OUI, et plusieurs fois en plus ! Bon OK, c’est toujours le même (c’est un pote de Bigorn’hom), n’empêche qu’il faut quasiment à chaque fois inventer un stratagème pour réussir à le faire partir. Pourtant, quand tu squattes chez des gens depuis 15h et qu’à 21h on ne t’a toujours pas proposé de rester manger c’est qu’on attend que tu te casses gentiment non ?

Cas n°3 : l’acheteuse du bon coin qui s’installe pour la journée (bon j’exagère un peu)… J’en parle, parce que c’est ce que je vis Bigorn’hom vit ACTUELLEMENT ! La dame, elle a fait 2h30 de route pour venir acheter une pièce de voiture quelconque. Passionnée de voitures, elle a trouvé à qui parler en la personne de Bigorn’hom. Seulement elle est arrivée à midi et elle part à l’instant, il est… 14h… Moi mes ventes du bon coin, elles durent en général 1 minute chrono.

Cas n°4 : l’autostoppeur au look de teufeur pour lequel tu ne t’arrêtes pas car on ne sait jamais, même si je ne suis pas en mode joggeuse : #jen’aipasenviedemefaire kidnapperagresseretvioler. Et donc, ce type, en vrai gentleman, pour te faire comprendre que tu n’as pas été cool, te crache un gros mollard sur ton pare-brise quand tu ralentis à sa hauteur pour le dépasser et te chorégraphie en gros fuck quand tu jettes un œil dans le rétroviseur.

Cas n°5 : ce gros blaireau dans sa merco qui te grille ta place de parking alors que toi ça faisait 5 minutes que tu étais en train d’attendre, clignotant allumé, que le papy à la 205 rouge range ses courses dans le coffre et boucle sa ceinture pour enfin te libérer la place.

Cas n°6 : cette charmante dame à l’accueil de la piscine, aimable comme un porte de prison, qui ne dit pas bonjour mais qui ne manque pas de coiffer au poteau si tu as le malheur de faire dépasser 3 mm du bout de ta chaussure sur la zone où tu es sensée te déchausser; ou encore si tu appuis toi-même sur le bouton d’ouverture de la barrière pour entrer dans la piscine alors que Bigorn’hom et Bigornette sont déjà passés avec le badge d’entrée aux bébés nageurs et que tu attends depuis plusieurs minutes qu’elle daigne s’occuper de ton cas (« Vous n’avez pas à appuyer sur ce bouton !!!! »)…

Alors ici, je change un tout petit peu de registre, je vais vous parler des incivilités auxquelles j’ai eu affaire dans mon métier. Pour rappel, je suis prof des écoles…

Cas n°7 : ces parents d’élèves qui changent d’école à leur gamin sans même prendre la peine de t’en informer de vive voix, et qui lorsque tu leur demandes un rendez-vous ne se donnent pas la peine de te l’accorder. Pourtant vous, toi tu t’es donné du mal pour cet enfant… J’appelle ça l’école à la carte, certains parents se comportent comme des clients.

Cas n°8 : ces parents d’élèves qui te demandent un rendez-vous mais qui ne viennent pas et qui ne prennent pas la peine de s’excuser.

Cas n°9 : ces parents d’élèves qui viennent en rendez-vous et qui pensent sans doute que tu as tout ton temps (pas de classe à préparer pour demain, pas d’enfant à aller chercher chez la nounou…) et qui donc restent 1h alors que le tour de la question a été fait en 15/20 minutes…

Cas n°10 : ces parents d’élèves qui te prennent pour une conne s’insurgent parce qu’ils n’ont pas envie de se plier au règlement de l’école, et qui donc t’écrivent des tartines dans le cahier de liaison de leur enfant et agrémentent tes propres écrits (ou ceux de la directrice !) de petits commentaires du style : « laconiquement votre… ».

Et vous avez vous vécu des situations similaires ? Comment appréhendez-vous le manque de savoir-vivre des autres ?

Parents efficaces – Thomas Gordon

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Voici un bouquin écrit par un psychologue, spécialisé dans les procédés de communication et de résolutions de conflits. Ce n’est pas forcément par celui-là que j’aurais dû commencer car il me semble que Bigornette est encore un peu petite (car son langage n’est pas encore suffisamment développé) pour pouvoir mettre en pratique ce que j’y ai appris (encore que…) mais je ne regrette pas pour autant mal lecture. Je vais exposer ici les points essentiels que j’ai pu retenir.

1. L’écoute active

L’écoute active peut s’utiliser tant dans le cas de problèmes à nos yeux futiles (mais ô combien gravissimes pour nos enfants) ou dans le cas de problèmes sérieux. L’écoute active implique que l’on écoute vraiment la parole de l’enfant. C’est à dire que s’il tombe par terre et s’écorche le vernis du genou puis vient nous le montrer en chouinant un peu, on ne va pas essayer de le rassurer en lui disant « ce n’est rien », « ce n’est pas grave, ça va passer ». Non, on va le prendre réellement en considération et lui dire : « oui, je vois que tu t’es fait mal, tu trouves que c’est douloureux. » Le but étant de « ne pas nier les sentiments qu’il éprouve, car pour lui, ils sont bien réels. » L’écoute active c’est aussi laisser la possibilité à l’enfant de résoudre lui même son problème en interprétant son message. Le parents restitue alors à l’enfant le message qu’il pense avoir compris (sans pour autant jouer les perroquets), l’enfant confirme alors ou non l’interprétation du parent et il peut continuer de s’exprimer. Cet aspect de l’écoute active est assez complexe et ne saurait être résumée dans cet article, si le sujet vous intéresse je vous conseille vivement de lire le livre de Thomas Gordon.

2. A qui appartient le problème ?

Le psychologue met aussi l’accent sur le fait qu’il est important de déterminer à qui appartient le problème lorsqu’il survient. Par exemple, si Bigornette n’a pas envie de d’aller se coucher, elle préférerait rester jouer à la dînette, le problème lui appartient. Par contre quand elle renverse son biberon sur le canapé, le problème m’appartient à moi puisque c’est moi que cela dérange, c’est un de mes besoins à moi (conserver un canapé propre) qui n’est pas satisfait. A quoi sert de savoir à qui appartient le problème ? Nous allons le développer ci-dessous.

3. Le « message-tu » versus le « message-je »

Lorsque l’enfant et le parent sont confrontés à un problème qui appartient au parent il est alors nécessaire d’employer un « message-je » pour résoudre le conflit. D’après l’auteur le « message-tu » est ici inapproprié car il incriminerait l’enfant sans lui faire comprendre pourquoi son comportement n’est pas acceptable pour l’adulte. cela rendrait donc le message du parent inefficace. Au contraire l’emploi du « message-je » serait plus adapté car il laisse à l’enfant la responsabilité de ses actes, ce qui devrait l’amener à respecter les besoins du parent. Voici des exemples de « messages-je ou -tu »: « Aïe ça me fait vraiment mal ! Je n’aime pas qu’on me donne des coups de pied. » « C’est très méchant de ta part. Tu ne dois pas taper. » Le second message présente un jugement sur l’enfant qui est dit « méchant », ce qu’il ne pourra vraisemblablement pas accepter, tandis que le premier message exprime ce que l’adulte ressent, l’enfant ne peut le réfuter, il a donc la responsabilité de modifier son comportement.

4. Quand le problème appartient à la relation : la méthode « sans perdant »

Quand un conflit entre les besoins des parents et ceux de l’enfant survient le conflit appartient alors à la relation. L’auteur dénonce alors deux méthodes classiques souvent employées pour résoudre ce type de conflit et qui implique une lutte de pouvoir permanente entre parents et enfant : la méthode autoritaire (le parent gagne au détriment de son enfant) et la méthode permissive (l’enfant gagne au détriment du parent). Il propose alors la méthode « sans-perdant » : c’est « une méthode qui permet à chaque parent et à chaque enfant de résoudre chacun de leurs conflits particuliers en y trouvant leurs propres solutions acceptables pour les deux parties. » L’enfant étant sollicité pour trouver une solution au problème, il est responsabilisé et sera d’autant plus motivé à mettre en œuvre la solution trouvée. Avec cette méthode les besoins des parents et de l’enfant sont respectés. Lors de l’application de cette méthode il est indispensable d’employer l’écoute active et le « message-je ».

5. Les conflits entre enfants

Ici, le parent doit éviter de jouer les juges et ne doit pas être celui qui départage les enfants.Par contre il peut, par le biais de l’écoute active, amener les enfants à discuter à trouver une solution acceptable pour tous les deux.

Cet article ne peut se substituer à une lecture complète du livre, qui seule permettra de saisir les conseils et méthodes de Thomas Gordon. J’ai vraiment appris de nombreuses choses en lisant ce livre et je pense que cela me servira en tant que maman mais aussi en tant qu’enseignante.

 

Je ne résiste pas à vous citer deux passages du livre qui m’ont fait bien rire et qui ne sont pas sans rappeler qu’il a été publié en 1970…

« Parfois, par exemple avant le coucher, les enfants ont besoin d’un environnement qui présente peu de stimulations. Les parents, surtout le père, excitent leurs enfants avant le coucher ou le repas; et ils s’attendent ensuite à les voir soudainement devenir calmes et modérés. » (bon ici je crains qu’en 2014 ça soit toujours pareille…)

« Voici quelques suggestions qui vous permettront « d’agrandir votre zone d’acceptation » envers les enfants plus âgés : […] Expliquer l’usage et les tarifs du téléphone (frais additionnels pour appels interurbains, heures de pointe et périodes de rabais, etc.). »

 

J’apprends à être maman

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J’étais une petite fille sage et calme. Je crois pouvoir dire que je n’ai pas vraiment posé de problème à mes parents. J’ai rarement défié leur autorité, je ne me souviens pas d’avoir jamais été punie. Je craignais un tout petit peu mon père mais ça n’était sans doute pas justifié, je suis quelqu’un d’hypersensible et je pense surtout que cela venait de là. Je ne saurais pas réellement qualifier l’éducation qu’on m’a donnée. Aujourd’hui j’ai la chance d’avoir une fille sage également (pourvu que cela dure) et je reproduirai certainement certains schémas qui ont été bénéfiques pour moi. Mais cela ne doit pas m’empêcher d’aller plus loin.

Je m’intéresse aux méthodes d’éducation alternatives. Je n’ai pas envie d’élever ma fille sans y réfléchir, juste en reproduisant ce que j’ai pu observer. Je veux penser son éducation, je veux l’aider à grandir et essayer de la comprendre. Je ne dis pas que je trouverai la bonne méthode, je ne dis pas que les méthodes classiques sont mauvaises, je ne jugerai pas ce que peuvent faire les autres. Je ne dis pas non plus que je saurai vraiment faire ce qu’il faut et éviter ce qu’il ne faut pas faire. Mais je veux essayer parce que ça m’intéresse.

Alors oui, je me renseigne sur cette mouvance qui propose d’éduquer son enfant autrement, en usant de bienveillance, et j’aspire à une parentalité positive. Je n’ai pas pour autant l’intention d’être permissive. Je dis cela car bien souvent on a tendance à associer ces idées à la permissivité. Enfin moi c’est ce que je faisais avant d’être maman et de m’être un peu documentée sur le sujet.

Pourtant parfois je fais les gros yeux, j’élève la voix alors que je ne devrais sans doute pas car je saurai très bien manifester mon mécontentement autrement. J’isole un peu Bigornette car elle a fait une grosse bêtise. Parfois je me sens perdue et je ne sais pas ce qu’il faut faire. J’essaye, je me trompe parfois, je me laisse influencer par l’entourage alors que je voudrais peut-être faire autrement. Je suis en apprentissage…

100 façons de se faire obéir (sans cri ni fessées) – Anne Bacus

Voici un petit livre de chez Marabout facile à lire, plein de bons petits conseils que je tenterai de mettre en application dans ma vie personnelle (et peut-être parfois en classe dans ma vie professionnelle). Je vous concocte (à vous lecteurs intéressés mais aussi à Bigorn’hom afin que nous puissions partager nos réflexions concernant l’éducation…

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