Vis ma vie de maîtresse d’école 4 semaines après la rentrée et les nouveaux rythmes scolaires

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Nous y voilà pour un nouveau vis ma vie de maitresse… Te voilà de nouveau dans ma peau d’instit pour quelques minutes.
La rentrée, c’était il y a 4 semaines. Tu étais contente de retrouver l’école, les copines et même les élèves ! En plus cette année c’est vraiment chic parce que tu as une classe vraiment super sympa sans élément réellement perturbateur, donc après 3 années avec une élève « compliquée » tu apprécies de souffler un peu.
Seulement le hic c’est que cette année il y a la mise en place de nouveaux rythmes… Alors maintenant tu dois te lever le mercredi matin pour aller à l’école, pour travailler devant tes élèves (parce qu’avant ça t’arrivait aussi de te lever ce jour là mais pour aller en concertation avec tes collègues). Ca veut dire que le mardi soir tu dois te coltiner tes corrections et aussi ta préparation de classe. Ca veut dire que le mercredi, il est 13h quand tu rentres chez toi et qu’il faut encore que tu grignotes un truc vite fait. Après tu as le choix, soit tu passes en mode ménage si tu as la chance d’avoir suffisamment pu t’avancer dans ton travail pendant le week-end, et sinon ben tant pis pour ta baraque tu montes dans ton bureau pour bosser. Sauf si ta Bigornette a décidé qu’elle ne ferait pas la sieste aujourd’hui, là alors tu passeras ton temps à faire la navette entre ton bureau et sa chambre.
Alors oui c’est vrai, ce qu’il y a de bien c’est que tu termines à 15 h le lundi et le vendredi. Mais bon ça en vrai c’est surtout de la théorie, parce que déjà une semaine sur deux tu as une réunion le lundi de 15h à 17h30, et si t’en as pas la plupart du temps tu restes pour corriger/ranger/préparer. Sans parler du fait que tu as aussi beaucoup plus de réunions le soir après 16h30 puisqu’on ne peut plus les caser les mercredis matins. Parfois, on te colle aussi des réunions le mercredi après-midi, histoire de vraiment te flinguer ta semaine, sans penser au fait qu’il te faut pourtant encore préparer ta classe et accessoirement dormir de temps en temps. Sans parler du fait que si tu veux partir en formation ces journées sont casées le mercredi matin (entre autres) et que donc si tu veux y aller (la formation est un droit) tu peux mais du coup tu laisses tous tes élèves sur les bras de tes gentilles collègues car tu ne seras pas remplacée.
Le jeudi soir, tu as l’impression que ta semaine est finie, mais non tu te trompes, il faut encore remettre ça, corriger, préparer, ranger et maintenant en prime nettoyer ta classe parce qu’avec les nouveaux rythmes il y a moins de temps pour que les ASEM fassent le ménage dans l’école.
Après seulement 4 semaines d’école, tu te dis qu’avant tu trouvais ce métier difficile mais maintenant tu le trouves encore plus dur, car tu as encore moins de temps… Tu te sens stressée et pleine de culpabilité. Tu n’as pas assez de temps pour t’occuper de ta maison; tu n’as pas assez de temps pour t’occuper de ta famille; tu n’as pas assez de temps pour bien préparer ta classe; tu n’as pas assez de temps pour faire du sport; (tu n’as pas assez de temps pour te faire plaisir, mais bon dans tout ça c’est vraiment accessoire). Quoi que tu fasses tu culpabilises et certains soirs cette boule au ventre ne te lâche plus. On n’avait vraiment pas besoin de cette demie-journée supplémentaire, mais quel gâchis ! Et encore là je ne dresse le bilan que du point de vue des enseignants, je ne parle même pas des élèves…
Alors pour te rassurer tu te dis : il faut être patiente, tu vas prendre le rythme, il faut du temps pour s’adapter. Mais honnêtement, tu n’y crois pas… Alors, certains soirs tu pleures tellement tu te sens dépassée par cette masse de travail et cette envie de vivre un peu pour toi à côté. Pourtant quand on te dit que tu n’as qu’à changer de métier tu ne te vois pas faire autre chose parce que malgré tout tu l’aimes ton travail. Tu voudrais juste qu’on te laisse suffisamment de temps et de moyens de bien le faire…

Vis ma vie de maîtresse d’école à la fin du mois d’août

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Alors voilà, je vais te raconter. Pendant quelques minutes tu vas te retrouver dans ma peau d’institutrice à la fin de ses grandes longues vacances.

La cloche n’a pas encore sonné, non, non… Et pourtant dans ta tête de maîtresse d’école ça fait ding-dong à tous les étages ! Te voilà, une semaine avant la rentrée, et même si tu te trouves encore sur ton lieu de vacances  (parce que cette année ton chéri n’a pas eu le choix et qu’il a dû prendre les 3 dernières semaines d’août au lieu des 3 premières) ton cerveau est déjà là-bas, dans ta classe, à penser compétences, évaluations diagnostiques et réglementdeclasseàélaboreravectesélèves . D’ailleurs ton chéri te l’a fait remarquer : « Alors ça y est, tu es de retour à fond dans tes cours ? ». Et c’est un fléau  qui n’atteint pas que toi parce que sans cesse tu échanges papotes avec tes collègues adorées (qui sont dans le même état que toi, sauf qu’elles, elles sont chez elles hein, avec toutes leurs petites affaires pour travailler…) par mails ou via le groupe facebook que tu partages avec elles. Heureusement, toi tu es une instit’ moderne, voir même un peu geekette  sur les bords, tu as donc quasiment tout ce qu’il te faut pour penser en mode « école » dans ton joli Vaio rose pétant ! Même si tu regrettes la fin de tes vacances et ta tranquillité tu as quand même hâte à la rentrée. Oui, tu as hâte de déballer les fournitures que tu as commandées pour ta classe (tu sais comme quand tu allais faire les courses de rentrée avec ta maman quand tu étais petite…). Tu as hâte d’écrire dans ton bel agenda tout neuf. Tu as hâte de décorer la porte de ta classe avec la jolie affiche que tu as soigneusement préparée. Tu as hâte bien-sûr de retrouver tes collègues pour leur raconter tes vacances et pour écouter leurs histoires à elles. Et même, tu as hâte aussi de rencontrer tes nouveaux élèves ! Bref même si parfois c’est dur, la vie d’instit (si si je t’assure, tu verras quand je ferai un autre billet de ce genre en cours d’année…), tu aimes ton métier et tu es contente de t’y replonger à la fin des vacances.

Parents efficaces – Thomas Gordon

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Voici un bouquin écrit par un psychologue, spécialisé dans les procédés de communication et de résolutions de conflits. Ce n’est pas forcément par celui-là que j’aurais dû commencer car il me semble que Bigornette est encore un peu petite (car son langage n’est pas encore suffisamment développé) pour pouvoir mettre en pratique ce que j’y ai appris (encore que…) mais je ne regrette pas pour autant mal lecture. Je vais exposer ici les points essentiels que j’ai pu retenir.

1. L’écoute active

L’écoute active peut s’utiliser tant dans le cas de problèmes à nos yeux futiles (mais ô combien gravissimes pour nos enfants) ou dans le cas de problèmes sérieux. L’écoute active implique que l’on écoute vraiment la parole de l’enfant. C’est à dire que s’il tombe par terre et s’écorche le vernis du genou puis vient nous le montrer en chouinant un peu, on ne va pas essayer de le rassurer en lui disant « ce n’est rien », « ce n’est pas grave, ça va passer ». Non, on va le prendre réellement en considération et lui dire : « oui, je vois que tu t’es fait mal, tu trouves que c’est douloureux. » Le but étant de « ne pas nier les sentiments qu’il éprouve, car pour lui, ils sont bien réels. » L’écoute active c’est aussi laisser la possibilité à l’enfant de résoudre lui même son problème en interprétant son message. Le parents restitue alors à l’enfant le message qu’il pense avoir compris (sans pour autant jouer les perroquets), l’enfant confirme alors ou non l’interprétation du parent et il peut continuer de s’exprimer. Cet aspect de l’écoute active est assez complexe et ne saurait être résumée dans cet article, si le sujet vous intéresse je vous conseille vivement de lire le livre de Thomas Gordon.

2. A qui appartient le problème ?

Le psychologue met aussi l’accent sur le fait qu’il est important de déterminer à qui appartient le problème lorsqu’il survient. Par exemple, si Bigornette n’a pas envie de d’aller se coucher, elle préférerait rester jouer à la dînette, le problème lui appartient. Par contre quand elle renverse son biberon sur le canapé, le problème m’appartient à moi puisque c’est moi que cela dérange, c’est un de mes besoins à moi (conserver un canapé propre) qui n’est pas satisfait. A quoi sert de savoir à qui appartient le problème ? Nous allons le développer ci-dessous.

3. Le « message-tu » versus le « message-je »

Lorsque l’enfant et le parent sont confrontés à un problème qui appartient au parent il est alors nécessaire d’employer un « message-je » pour résoudre le conflit. D’après l’auteur le « message-tu » est ici inapproprié car il incriminerait l’enfant sans lui faire comprendre pourquoi son comportement n’est pas acceptable pour l’adulte. cela rendrait donc le message du parent inefficace. Au contraire l’emploi du « message-je » serait plus adapté car il laisse à l’enfant la responsabilité de ses actes, ce qui devrait l’amener à respecter les besoins du parent. Voici des exemples de « messages-je ou -tu »: « Aïe ça me fait vraiment mal ! Je n’aime pas qu’on me donne des coups de pied. » « C’est très méchant de ta part. Tu ne dois pas taper. » Le second message présente un jugement sur l’enfant qui est dit « méchant », ce qu’il ne pourra vraisemblablement pas accepter, tandis que le premier message exprime ce que l’adulte ressent, l’enfant ne peut le réfuter, il a donc la responsabilité de modifier son comportement.

4. Quand le problème appartient à la relation : la méthode « sans perdant »

Quand un conflit entre les besoins des parents et ceux de l’enfant survient le conflit appartient alors à la relation. L’auteur dénonce alors deux méthodes classiques souvent employées pour résoudre ce type de conflit et qui implique une lutte de pouvoir permanente entre parents et enfant : la méthode autoritaire (le parent gagne au détriment de son enfant) et la méthode permissive (l’enfant gagne au détriment du parent). Il propose alors la méthode « sans-perdant » : c’est « une méthode qui permet à chaque parent et à chaque enfant de résoudre chacun de leurs conflits particuliers en y trouvant leurs propres solutions acceptables pour les deux parties. » L’enfant étant sollicité pour trouver une solution au problème, il est responsabilisé et sera d’autant plus motivé à mettre en œuvre la solution trouvée. Avec cette méthode les besoins des parents et de l’enfant sont respectés. Lors de l’application de cette méthode il est indispensable d’employer l’écoute active et le « message-je ».

5. Les conflits entre enfants

Ici, le parent doit éviter de jouer les juges et ne doit pas être celui qui départage les enfants.Par contre il peut, par le biais de l’écoute active, amener les enfants à discuter à trouver une solution acceptable pour tous les deux.

Cet article ne peut se substituer à une lecture complète du livre, qui seule permettra de saisir les conseils et méthodes de Thomas Gordon. J’ai vraiment appris de nombreuses choses en lisant ce livre et je pense que cela me servira en tant que maman mais aussi en tant qu’enseignante.

 

Je ne résiste pas à vous citer deux passages du livre qui m’ont fait bien rire et qui ne sont pas sans rappeler qu’il a été publié en 1970…

« Parfois, par exemple avant le coucher, les enfants ont besoin d’un environnement qui présente peu de stimulations. Les parents, surtout le père, excitent leurs enfants avant le coucher ou le repas; et ils s’attendent ensuite à les voir soudainement devenir calmes et modérés. » (bon ici je crains qu’en 2014 ça soit toujours pareille…)

« Voici quelques suggestions qui vous permettront « d’agrandir votre zone d’acceptation » envers les enfants plus âgés : […] Expliquer l’usage et les tarifs du téléphone (frais additionnels pour appels interurbains, heures de pointe et périodes de rabais, etc.). »

 

Le jour où elle m’a enfin appelée Maman…MAMAN

Bigornette a 22 mois (presque 23 !), elle commence à essayer de parler, elle progresse de jour en jour. Elle dit « papa » depuis longtemps maintenant et ne manque pas d’interpeller son père à la moindre occasion ! Mais « maman » ne veut pas sortir. Rien à faire ! On a tout essayé : de le lui faire répéter, c’est toujours « papa » qui sort, quand on lui demande « qui c’est ? » elle se contente de répondre « là » ou « ça » en me pointant du doigt… Bon, je n’en fais pas une maladie, ça viendra quand elle le voudra. Je dis quand elle le voudra car je suis persuadée qu’elle est tout à fait capable de le dire vu qu’elle sais dire « mimi » (le chat de Grand-père) et « papa » donc au minimum elle sait dire « mama »…

Le dimanche 17 août ma Bigornette d’amour m’a enfin fait ce cadeau. Nous étions en balade avec sa grand-mère quand nous avons commencé un nouveau jeu qui a remporté un vif succès. Nous avons joué à cache-cache. À tour de rôle ma mère ou moi allions nous cacher au gré des cachettes que nous proposaient les petits chemins sur lesquels nous nous promenions. Alors que j’étais dissimulée derrière une touffe de fougères et autres orties, MammGozhBigorn dit à sa petite fille : « Oh, Maman est perdue ! Elle s’est cachée. On l’appelle ? Mamaaaaan ! » Et voilà ma princesse qui reprend de vive voix « Mamaaaaan ! Maman ! » Comme je me suis sentie fière, je ne pensais pas que ça m’aurait fait autant plaisir. Ce petit mot de deux syllabes se sera longtemps fait désirer mais quel bonheur de l’entendre les premières fois, ça valait le coup d’attendre finalement.

Une muder party au château de Kergroadez

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Durant la soirée du jeudi 7 août dernier j’ai testé une murder party au château de Kergroadez à Brélès. Je n’avais jamais participé à ce type de jeu auparavant, ce fut donc une totale découverte. Je m’y suis rendue avec Bigorn’hom et une amie. Le principe est simple, il s’agit d’une sorte de Cluedo grandeur nature. Un crime a eu lieu au château, c’est à nous de découvrir le coupable, le lieu, l’heure et l’arme du crime.

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Pour cela une dizaine d’équipes de 8 à 10 personnes s’affrontent. Des indices sont distribués pour mener l’enquête. De nombreuses énigmes sont à résoudre, des codes sont à découvrir, des messages codés sont à déchiffrer etc… Et tout cela dans le cadre de l’enceinte du château : le joueur monte et descend les escaliers en granite, pénètre dans la chambre de la marquise ou encore se rend aux écuries après avoir traversé la cour. L’ambiance est très sympa : cavalcades de détectives parcourant le vieux plancher et lumière feutrée, quoiqu’un peu plus de lumière dans les escaliers aurait été la bienvenue.

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Les plus :

– Une activité très sympa à faire entre amis. Mais l’idéal est d’avoir une équipe composée uniquement de personnes qui se connaissent.

– Le cadre, propice à l’imaginaire, on s’y croit.

Les moins :

– Une organisation un peu défaillante puisque, malgré notre réservation, nous avons failli être séparé dès le début du jeu. Hors lorsqu’on vient entre amis participer à ce type d’animation il est évident que nous voulions être dans la même équipe. Heureusement nous avons fait notre mauvaise tête et l’organisateur a trouvé une solution.

– Nous étions trop nombreux par équipe. Nous étions 10 dans la nôtre, c’était beaucoup trop !! Je n’ai pas réellement participé au jeu car, ne connaissant pas bien les gens avec qui nous étions je n’ai pas essayé de m’imposer pour « m’accaparer » les indices. Il me semble que l’idéal serait de mettre 5 personnes par équipe pour que ce soit pleinement satisfaisant pour tout le monde (mais ça serait nettement moins rentable pour l’organisateur…).

– Il y avait trop d’équipes. Nous étions très souvent obligés d’attendre pour avoir accès aux indices et aux énigmes.

– Le prix, 15 € je trouve que c’est un peu cher au vu des « moins » que je viens d’énoncer. A ce tarif je m’attendais à ce qu’on nous offre un café ou un jus de fruit et une part de cake à la fin…

En conclusion : c’est une animation qui a du potentiel et qui est très sympa. Si j’en ai l’occasion je retenterai l’expérience mais avec une équipe exclusivement composée d’amis. Les organisateurs pourraient améliorer la qualité de leur prestation mais il faudrait pour cela rogner sur sa rentabilité.

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J’apprends à être maman

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J’étais une petite fille sage et calme. Je crois pouvoir dire que je n’ai pas vraiment posé de problème à mes parents. J’ai rarement défié leur autorité, je ne me souviens pas d’avoir jamais été punie. Je craignais un tout petit peu mon père mais ça n’était sans doute pas justifié, je suis quelqu’un d’hypersensible et je pense surtout que cela venait de là. Je ne saurais pas réellement qualifier l’éducation qu’on m’a donnée. Aujourd’hui j’ai la chance d’avoir une fille sage également (pourvu que cela dure) et je reproduirai certainement certains schémas qui ont été bénéfiques pour moi. Mais cela ne doit pas m’empêcher d’aller plus loin.

Je m’intéresse aux méthodes d’éducation alternatives. Je n’ai pas envie d’élever ma fille sans y réfléchir, juste en reproduisant ce que j’ai pu observer. Je veux penser son éducation, je veux l’aider à grandir et essayer de la comprendre. Je ne dis pas que je trouverai la bonne méthode, je ne dis pas que les méthodes classiques sont mauvaises, je ne jugerai pas ce que peuvent faire les autres. Je ne dis pas non plus que je saurai vraiment faire ce qu’il faut et éviter ce qu’il ne faut pas faire. Mais je veux essayer parce que ça m’intéresse.

Alors oui, je me renseigne sur cette mouvance qui propose d’éduquer son enfant autrement, en usant de bienveillance, et j’aspire à une parentalité positive. Je n’ai pas pour autant l’intention d’être permissive. Je dis cela car bien souvent on a tendance à associer ces idées à la permissivité. Enfin moi c’est ce que je faisais avant d’être maman et de m’être un peu documentée sur le sujet.

Pourtant parfois je fais les gros yeux, j’élève la voix alors que je ne devrais sans doute pas car je saurai très bien manifester mon mécontentement autrement. J’isole un peu Bigornette car elle a fait une grosse bêtise. Parfois je me sens perdue et je ne sais pas ce qu’il faut faire. J’essaye, je me trompe parfois, je me laisse influencer par l’entourage alors que je voudrais peut-être faire autrement. Je suis en apprentissage…

Le rôdeur

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22h30. Première nuit des vacances pour moi et Bigornette. PapaBigorn est resté « en soirée » et nous voilà toutes les deux prêtes à aller nous coucher. Enfin, Bigornette à se coucher, moi à me planquer sous les draps avec mon iPad pour parcourir la blogosphère ou bouquiner.

Et LE voilà qui apparait, sans crier gare ! Mon pouls s’accélère, je bondis de mon lit, debout dans son lit parapluie Bigornette sent qu’il se passe quelque chose d’inhabituel. Figée, je réfléchis, vite. Je l’observe, il me nargue, immobile. D’abord, j’avoue que j’ai envisagé la manière agressive, mais je me suis vite rendue compte que la tentative d’homicide était risquée car je n’avais pour seule arme qu’un malheureux chausson bien trop léger. Je ne fais pas le poids et, si je rate mon coup, je risque gros…

Deuxième option : la capture… Je pourrais l’emprisonner pour la nuit et demain matin Bigorn’hom s’occuperait de son cas. Oui mais voilà, pour mettre mon plan à exécution, il faudrait l’approcher, de très près, et les risques sont là encore très importants. Malgré la peur, je tente le coup, je m’approche, lentement, un gobelet pour se rincer les dents dans une main, une notice de médicament dans l’autre. L’objectif et de le bloquer à l’intérieur du gobelet et de glisser ensuite le papier dessous pour qu’il ne puisse plus en sortir. Plus facile à dire qu’à faire. La tension monte, et le voilà qui bouge ! Je recule prestement, Bigornette le pointe du doigt en lui assenant des « aime pas » à tout rompre !

Il s’immobilise de nouveau, mais impossible de retenter la capture, d’abord parce que je suis terrorisée, ensuite parce que vu l’endroit où il est ce n’est plus possible. Je jette un œil sur le téléphone, je pourrais peut-être appeler du secours ? Non, je vais essayer autre chose, je prends Bigornette dans mes bras, j’éteins les lumières de notre chambre, ouvre la porte, sors dans la mezzanine et allume la lumière tout en précipitant à l’autre bout de la pièce. Et maintenant, on attend, on attend qu’il sorte, attiré par la lumière. Éblouie par l’ampoule que je ne quitte pas des yeux, je désespère de le voir sortir de notre chambre. Et il ne sort pas !

Au bout de cinq minutes, je m’approche de nouveau de la porte, et là horreur, il n’est plus à l’endroit où il était quelque temps auparavant ! Je repose Bigornette dans son lit, je me redresse et le voilà qui me saute au visage, je ne peux m’empêcher de lâcher un léger cri. Puis il s’éloigne, attiré par la lumière de la mezzanine, franchi la porte, je me précipite et la referme sur son passage.

Haletante, je prends ma princesse dans mes bras pour la rassurer, nous sommes sauvées ce gros méchant papillon de nuit ne viendra plus nous embêter ce soir.

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Je viens de terminer La faiseuse d’anges. Ce roman fait partie de la série de polars écrite par Camilla Lackberg. Il s’agit du huitième tome racontant les aventures d’Erika Falk, écrivain et de son mari Patrick Hedstrom, policier à Fjällbacka, en Suède.

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J’adore l’ambiance de ces romans. J’aime les descriptions des paysages, j’aime les personnages attachants (même si parfois il me semble qu’ils sont un peu caricaturés). Les romans fonctionnent toujours sur le même principe : une intrigue policière contemporaine ayant un lien avec le passé. Ce qui fait qu’on découvre deux histoires parallèles qui s’imbriquent l’une avec l’autre et qui permettent de résoudre l’affaire.

Dans La faiseuse d’anges, Ebba revient vivre sur l’île de Valö, située en face de Fjällbacka, où sa famille entière à disparu dans des circonstances mystérieuses alors qu’elle n’avait que un an. Ebba était la seule « survivante » et les enquêteurs de l’époque n’ont pas réussi à démêler ce qui avait pu se passer. A son retour, la jeune femme, reçoit des menaces et on tente de la tuer. Pourquoi ? Y a-t-il un lien avec l’histoire de sa famille ? Voilà le point de départ du roman, que j’ai dévoré en très peu de temps comme les précédents.

Alors il vrai que ces histoires manquent parfois de crédibilité sur certains points… Je veux dire, quand on arrive au huitième tome, on se dit que c’est incroyable le nombre d’affaires criminelles qui se produisent dans une petite bourgade telle que Fjällbacka, sans compter celles qui ont eu lieues dans le passé ! Et puis les personnages principaux, en particulier Erika et sa sœur Anna, se retrouvent sans cesse dans des situations incroyables ! Parfois aussi le personnage de la belle-mère d’Erika me paraît un peu trop « cliché », presque « surjouée », cette femme est moralisatrice à outrance et Erika un peu trop patiente à mon goût, mais bon… On pourrait croire que ces « détails » risqueraient de nous détourner des romans de Lackberg et bien non, on en redemande quand même !!! Alors si vous ne connaissez pas encore cette auteure, n’hésitez plus jetez vous sur le premier tome La princesse de glace, vous ne le regretterez pas !

Note (sur 5) :

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… mais que je fais quand même souvent
– la vaisselle
– ranger la cuisine
– ranger la maison
– plier le linge
– nettoyer la salle de bain (quoi que… pas encore assez souvent en réalité)
– ranger les courses
– répondre au téléphone quand je ne sais pas qui c’est

… et que je ne fais pas souvent, pourtant je devrais !
– ranger mon bureau
– plier et ranger mes fringues le soir
– ranger au fur et à mesure
– faire une seule chose à la fois (là c’est pas que j’ai horreur de le faire c’est que du coup souvent je ne termine jamais rien…)
– nettoyer l’intérieur de ma voiture

Et vous quelles sont vos bêtes noires ?

Happy !

Je suis contente. Une de mes meilleures amies a accouché aujourd’hui d’une petite fille. Et quand je suis contente ça me donne envie d’écrire pour me souvenir de cet heureux moment !

Le vendredi 25 juillet 2014, à la pointe du Finistère, fut une belle journée ensoleillée. Le vent soufflait légèrement, juste assez pour ne pas souffrir de la chaleur. Le tee-shirt manches courtes, le short et les tongs étaient de rigueur, le chapeau et la crème solaire également. La mer était belle, quelques vaguelettes venaient bruyamment se briser sur le sable à la marée montante.

Bigornette avait commencé sa journée sans se douter de son importance. Papa n’avait pas réussi à mettre la main sur son biberon et donc pour une fois Bigornette pût déguster un yaourt et une compote pour le petit déjeuner. Profitant de la douceur du temps, Maman décida d’emmener sa princesse pour une balade jusqu’à chez Nounou (qui n’habitait pas bien loin). Là-bas Bigornette y retrouva son copain PetitChat qui fut, comme à son habitude, aux petits soins avec elle. Mais Bigornette n’était pas rassurée. D’habitude quand on vient chez Nounou, Maman s’en va au bout de 2 minutes et aujourd’hui elle ne voulait vraiment pas que Maman s’en aille. Alors, pour ne pas prendre de risque, Bigornette resta une bonne dizaine de minutes sur les genoux de Maman, refusant catégoriquement d’en descendre, et cela malgré l’insistance de PetitChat. Au bout d’un certain temps, son inquiétude s’envola et elle pût enfin profiter du jardin et jouer avec son copain.

Après la sieste de l’après midi, Maman et Papa préparèrent les affaires pour se rendre à la plage. Après être passés chercher Mamm Tiny chez elle, ils se rendirent tous les quatre sur une plage relativement abritée du vent. Là, tout le monde se baigna sauf Papa, pourtant l’eau n’était pas si froide ! Sur le sable, Bigornette s’est amusée avec son seau et sa pelle de plage.

En début de soirée, elle était bien fatiguée de sa journée. Après un bon repas et une bonne douche Maman et Papa pensaient que Bigornette se serait rapidement endormie. Pourtant elle gazouillait sans relâche et ne semblait pas décidée à rejoindre les bras de Morphée. Avait-elle entendu l’heureuse nouvelle ? Une nouvelle petite copine était née en cette belle journée d’été…

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