Le rôdeur

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22h30. Première nuit des vacances pour moi et Bigornette. PapaBigorn est resté « en soirée » et nous voilà toutes les deux prêtes à aller nous coucher. Enfin, Bigornette à se coucher, moi à me planquer sous les draps avec mon iPad pour parcourir la blogosphère ou bouquiner.

Et LE voilà qui apparait, sans crier gare ! Mon pouls s’accélère, je bondis de mon lit, debout dans son lit parapluie Bigornette sent qu’il se passe quelque chose d’inhabituel. Figée, je réfléchis, vite. Je l’observe, il me nargue, immobile. D’abord, j’avoue que j’ai envisagé la manière agressive, mais je me suis vite rendue compte que la tentative d’homicide était risquée car je n’avais pour seule arme qu’un malheureux chausson bien trop léger. Je ne fais pas le poids et, si je rate mon coup, je risque gros…

Deuxième option : la capture… Je pourrais l’emprisonner pour la nuit et demain matin Bigorn’hom s’occuperait de son cas. Oui mais voilà, pour mettre mon plan à exécution, il faudrait l’approcher, de très près, et les risques sont là encore très importants. Malgré la peur, je tente le coup, je m’approche, lentement, un gobelet pour se rincer les dents dans une main, une notice de médicament dans l’autre. L’objectif et de le bloquer à l’intérieur du gobelet et de glisser ensuite le papier dessous pour qu’il ne puisse plus en sortir. Plus facile à dire qu’à faire. La tension monte, et le voilà qui bouge ! Je recule prestement, Bigornette le pointe du doigt en lui assenant des « aime pas » à tout rompre !

Il s’immobilise de nouveau, mais impossible de retenter la capture, d’abord parce que je suis terrorisée, ensuite parce que vu l’endroit où il est ce n’est plus possible. Je jette un œil sur le téléphone, je pourrais peut-être appeler du secours ? Non, je vais essayer autre chose, je prends Bigornette dans mes bras, j’éteins les lumières de notre chambre, ouvre la porte, sors dans la mezzanine et allume la lumière tout en précipitant à l’autre bout de la pièce. Et maintenant, on attend, on attend qu’il sorte, attiré par la lumière. Éblouie par l’ampoule que je ne quitte pas des yeux, je désespère de le voir sortir de notre chambre. Et il ne sort pas !

Au bout de cinq minutes, je m’approche de nouveau de la porte, et là horreur, il n’est plus à l’endroit où il était quelque temps auparavant ! Je repose Bigornette dans son lit, je me redresse et le voilà qui me saute au visage, je ne peux m’empêcher de lâcher un léger cri. Puis il s’éloigne, attiré par la lumière de la mezzanine, franchi la porte, je me précipite et la referme sur son passage.

Haletante, je prends ma princesse dans mes bras pour la rassurer, nous sommes sauvées ce gros méchant papillon de nuit ne viendra plus nous embêter ce soir.

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2 thoughts on “Le rôdeur

  1. andré

    tu m’as fait flipper , je me suis imaginée pleins de choses !!!

  2. MDR!!! A chaque fois que j’en vois un je pense à toi!

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