100 façons de se faire obéir (sans cri ni fessées) – Anne Bacus

Voici un petit livre de chez Marabout facile à lire, plein de bons petits conseils que je tenterai de mettre en application dans ma vie personnelle (et peut-être parfois en classe dans ma vie professionnelle). Je vous concocte (à vous lecteurs intéressés mais aussi à Bigorn’hom afin que nous puissions partager nos réflexions concernant l’éducation de Bigornette) ici un florilège de morceaux choisis qui me semblent pertinents. Parfois on se dit : « mais ça tombe sous le sens, c’est évident », et pourtant on ne le met pas forcément en application car l’émotionnel ou l’habitude prennent le dessus. Je ne dis pas qu’il faut forcément prendre tout ce que dit Anne Bacus au pied de la lettre car nous avons tous des enfants différents ainsi que des histoires familiales différentes, mais je trouve néanmoins que cet ouvrage peut nous permettre de réfléchir et de s’interroger sur la façon dont nous voulons éduquer nos petits…

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Conseil n°5 : Assumez, assurez, soyez présent. Aujourd’hui, dans la plupart des familles, les deux parents travaillent. Il est parfois difficile de gérer vie professionnelle, vie de famille et vie conjugale. « Vouloir tout faire parfaitement [relève] de l’utopie. Des choix s’imposent. » […] »Il n’est pas question que l’un des parents sacrifie sa vie professionnelle pour rester à la maison. Il s’agit juste d’assurer aux enfants un temps suffisant d’accès à leurs parents. Les adultes disponibles, qui prennent le temps de s’asseoir et d’écouter les soucis et les confidences. Le temps de partager des activités et de se réjouir ensemble. Cela permet de créer des liens et de se fâcher lorsqu’il faut sans avoir l’impression de ne faire que cela. »

Conseil n°6 : Appuyez-vous sur un lien fort. « L’attachement que ressent l’enfant pour l’adulte procure à ce dernier le pouvoir d’éduquer comme d’enseigner. C’est dans la force de la relation que se joue l’autorité. » Bref, l’auteur explique que c’est cet attachement qui fait que l’enfant accepte la frustration imposée par l’adulte au travers des règles établies par ce dernier. Cela implique la confiance envers l’adulte, l’enfant sait que ses parents agissent dans son intérêt.
« L’enfant a besoin d’attention. Un besoin crucial. » Lorsque l’enfant a un comportement agréable, qu’il se tient « comme il faut » il est très important de lui manifester une positive. Car si le fait qu’il soit sage fait que l’adulte ne lui prête plus attention alors il cherchera à attirer l’attention de manière négative (bêtise, colère, agressivité…).

Conseil n°11 : Mettez-vous d’accord sur l’essentiel. « Évitez de désavouer l’autre parent devant l’enfant. «Mais enfin ne lui crie pas dessus comme cela !» ou «Tu pourrais l’empêcher de faire cela !» sont des réflexions qui mettent le conjoint en position de ne plus pouvoir exercer son autorité. » Mieux vaut donc ravaler provisoirement son désaccord et en discuter plus trad calmement en dehors de la présence du mouflet.

Conseil n°12 : Éliminez l’urgence et le stress. L’auteur conseille d’éradiquer le sentiment d’urgence du foyer car cela créé une ambiance stressante. Fini les « dépêche toi, vite, vite ! » car cela enseigne « à nos enfants que la vie est une urgence, et non une expérience agréable et jouissive. » Il faut donc apprendre à prendre le temps, et pour ce faire nous devons faire des choix, définir des priorités. Les choix impliquent des sacrifices mais cela aboutira à un mieux-être et à plus de satisfaction dans ce que nous entreprenons car nous pouvons alors faire les choses « bien ». « Choisir, c’est renoncer. Alors savoir précisément ce que l’on veut est indispensable pour ne pas avoir, un jour, à regarder en arrière avec des regrets. » Je trouve que c’est très vrai, mais je trouve également que c’est très compliqué de choisir ! La conclusion est simple : il faut vivre l’instant présent et prendre conscience de la chance que l’on a déjà.

Conseil n° 22 : Ne  recherchez pas  la paix à tout prix. Un « non » doit rester un « non » !  Si vous lâchez parce que ça fait 100 fois que le gamin réclame la même chose et que vous n’en pouvez plus il aura alors appris qu’on insistant, à force de lassitude, il peut obtenir tout ce qu’il désire. « Autrement dit, pour parvenir à un soulagement temporaire, vous n’avez fait que favoriser et encourager le comportement qui vous insupporte ! » Si l’enfant insiste, restez calme. Ignorez-le ou menacez-le d’une sanction (raisonnable bien entendu) que vous appliquerez si nécessaire.

Conseil n° 28 : Développez sa confiance en lui. Un enfant qui a confiance en lui sera moins enclin à s’opposer. Pour favoriser cette estime de soi il faut « valoriser tout ce qui peut l’être chez l’enfant et […] réserver ses critiques à l’acte commis plutôt qu’à son auteur. » L’erreur est ce qui permet d’apprendre, il faut donc accompagner l’enfant pour qu’il corrige ses erreurs et ne les commette plus.

Conseil n° 36 : Comptez sur la routine et les habitudes. Cela sécurisera l’enfant, il saura ainsi ce qu’il doit faire, à quel moment. Il vaut mieux éviter les exceptions aux habitudes car l’enfant ne comprend pas la phrase « Ok pour cette fois seulement ». Il cherchera systématiquement à y revenir…

Conseil n° 38 : Ignorez le comportement indésirable. « L’éducation revient souvent à encourager les comportements souhaités et à ignorez les autres. » Dans la mesure où l’enfant n’est pas en danger on peut parfois s’abstenir d’intervenir lors d’un comportement indésirable. En effet, comme nous l’avons déjà souligné, l’enfant réclame de l’attention, s’il ne parvient pas à attirer notre attention cela ne l’incitera pas à recommencer plus tard.

Conseil n° 39 : Posez des règles. Elles doivent être claires et simples. Attention à ne pas multiplier les règles sans quoi on coure le risque qu’aucune ne soit correctement appliquée. Il faut établir des priorités, voir ce qui est vraiment essentiel.

Conseil n°42 : Prévoyez, anticipez, prévenez. « Prévenir un enfant de ce qui va se passer, c’est l’aider à supporter la contrariété et la frustration. » Il faut dire à l’enfant ce que l’on attend de lui, calmement et clairement, que ce soit pour un diner chez des amis, les courses au supermarché ou la visite chez l’ophtalmo. D’autre part il faut également le prévenir de ce qui va arriver. Il est en train de jouer avec son cousin mais vous allez bientôt rentrer à la maison, prévenez-le 10 minutes avant que vous allez bientôt partir et qu’il va devoir arrêter de jouer.

Il reste encore de nombreux conseils à vous délivrer mais cela fera l’objet d’un prochain article. En attendant, nous avons déjà là quelques pistes et je dirais même du pain sur la planche ! Bonne chance à vous sur le chemin de l’éducation.

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