Tokyo – Mo Hayder

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Je viens de terminer ce roman. Je l’ai choisi car j’avais lu des critiques disant que c’était un GRAND thriller. Il était d’ailleurs mentionné sur la quatrième de couverture d’Avant d’aller dormir… J’avais lu quelque part que c’était un livre angoissant qui s’avalait d’une traite car une fois qu’on l’avait commencé on ne pouvait plus en décrocher.

C’est un bon livre, je le confirme. Je ne me suis pas ennuyée et j’ai pris plaisir à le lire, mais je n’ai commencé à être réellement envoûtée qu’aux 200 dernières pages.

C’est l’histoire de Grey, une jeune femme paumée qui débarque à Tokyo dans le but de poursuivre des « recherches universitaires » sur la guerre sino-japonaise et plus particulièrement sur le massacre perpétré par les Japonais à Nankin en 1937. En parallèle à l’histoire de Grey on découvre le journal intime d’un homme qui a vécu cette guerre à Nankin. Dans le cadre de ses recherches l’héroïne rencontre cet homme. L’écriture est particulière, l’auteur créé une ambiance intrigante : tout au long du livre je me suis demandée où elle venait en venir. En quoi ces deux histoires sont-elles liées ? Pourquoi Grey est-elle obsédée par Nankin ?

Aux deux tiers du livre, on commence a ressentir l’angoisse « promise » et la pression n’aura de cesse d’augmenter jusqu’à la toute fin où on découvrira le fin mot de l’histoire. Alors on comprendra ce qui lie les deux personnages. Et on découvrira aussi l’horreur suprême, sans aucune description « gore » pourtant l’auteur sait montrer combien l’être humain peut-être atroce.

Tokyo n’est pas un thriller comme les autres. Mo Hayder créé une ambiance pesante et intrigante. Ne vous attendez pas à une énième histoire de serial-killer. Attendez-vous plutôt à accompagner l’héroïne dans le but ultime de la comprendre et de découvrir ce qui la tourmente.

Bilan : Un bon roman, qui m’a permis de découvrir une partie de l’histoire du Japon et de la guerre sino-japonaise. Il faut s’accrocher car au départ il peut-être un peu difficile d’entrer complètement dans le livre (il vaut mieux éviter une lecture trop hachée) mais ça vaut vraiment le coup d’aller jusqu’au bout. Tokyo est un bouquin que vous n’êtes pas près d’oublier car la fin vous glace le sang comme si vous vous trouviez vous-même dans la neige ensanglantée de Nankin.

Note (sur 5) :

 

                     

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