La question du siège-auto

Avec la naissance de Bigornette, je me suis penchée sur la fameuse question du choix du siège-auto. Sujet sur lequel je n’avais absolument aucun avis auparavant pour la simple et bonne raison que je n’y connaissais rien. Je me suis donc pas mal renseignée sur le sujet et me suis fait ma propre opinion. Ayant constaté qu’autour de moi la plupart des mamans et papas n’étaient pas au courant de ce que j’avais découvert, il me semble intéressant d’y consacrer un article. Après chacun fera ce qu’il voudra en connaissance de cause…

1. La nacelle

nacelle

Quid de la nacelle ? D’abord qu’est ce que c’est ? La nacelle est un landau que l’on utilise en poussette et/ou en siège-auto lorsque cette dernière est homologuée comme tel. Il n’est pas anodin de noter que la nacelle est interdite (pour le transport en voiture hein…) dans de nombreux pays (Allemagne, Canada, USA, Australie, pays du nord de l’Europe) pour la simple est bonne raison qu’elle n’apporterait pas la sécurité nécessaire au transport d’un bébé. En effet, la nacelle se fixe en travers de la banquette arrière (sur 2 places donc), bébé est attaché par une simple ceinture ventrale. L’avantage est que bébé est installé dans une position confortable et naturelle pour lui (allongé), il est aussi plus libre de ses mouvements. En revanche, en cas de choc, sa tête n’est pas du tout calée et risque d’être ballottée de gauche à droite, ceci pouvant entrainer les séquelles que l’on connait chez un nouveau-né. D’autre part en cas de choc assez violent (ce qui est malheureusement souvent le cas) on peut évidemment s’interroger de l’efficacité d’une simple ceinture ventrale pour retenir bébé. Cela étant, il était clair pour moi que jamais au grand jamais je ne mettrai ma fille dans une nacelle en voiture. Après, étant donné que pour le moment c’est toujours autorisé en France, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite.

2. La coque

coqueLa coque (aussi populairement appelée cosy) est un siège qui est fixé dos à la route et dans lequel bébé est en position semi-allongée, le dos arrondi. La coque épouse le corps de bébé en l’enveloppant. L’enfant est attaché avec un harnais 3 ou 5 points selon les modèles. En cas d’accident la tête de bébé est bien maintenue et les efforts sont répartis sur l’ensemble du corps. Il est vrai cependant qu’il est recommandé de ne pas laissé bébé plus de deux heures d’affilées dans sa coque, en cas de long trajets on recommande donc des arrêts pour permettre à votre bambin de se dégourdir. Personnellement c’est la solution pour laquelle j’avais opté. Une coque pratique, qui se fixe facilement sur la poussette et dans la voiture grâce à une embase qui permettait de ne plus avoir à se contorsionner pour fixer la ceinture de sécurité.

3. Le siège auto RF (rear-facing = dos à la route)

RF

Quelques temps après la naissance de ma choupinette je me suis de nouveau penchée sur le sujet »passionnant » des sièges-autos puisqu’il me fallait envisager un nouveau matériel qui prendrait le relais de la coque. En France, depuis le 9 juillet 2013, les enfants doivent rester en dos à la route jusqu’à 15 mois minimum. A titre de comparaison, dans les pays du nord de l’Europe, les enfants doivent rester en dos à la route jusqu’à l’âge de 4 ans au moins. Pourquoi ? C’est très simple, un enfant est 5 fois plus en sécurité dans un siège RF qu’en face à la route. En cas de  collision frontale, la position dos à la route permet  de mieux soutenir la tête, la colonne cervicale et la zone dorsale, en conséquence les blessures infligées lors d’un accidents sont diminuées. En effet, dans un choc frontal avec une orientation vers la route, le corps est retenu par la ceinture de sécurité tandis que la tête se déplace vers l’avant et entraine une charge sur le cou. Selon la gravité de l’accident et la taille de l’enfant, cette charge peut provoquer des blessures. Voici un petit film d’animation qui présente les avantages du rear-facing, il est en anglais mais les images parlent d’elles-mêmes pour les non-anglophones.

 

 

Là encore mon choix s’est donc naturellement tournée vars l’option la plus sécurisante. J’ai investi dans un siège-auto RF Isofix permettant à Bigornette de rester en dos à la route jusqu’à ses 18 kg. J’ai dû l’acheter sur un site internet étranger car pour le moment c’est encore un peu galère de trouver ce type de siège en France (ou alors ils sont hors de prix !). J’en profite pour souligner que bien souvent les vendeurs que l’on rencontre dans les magasins spécialisés pour bébés ne sont souvent absolument pas formés (ni informés d’ailleurs) à la vente de sièges-autos et qu’ils ne donnent donc pas toujours les bonnes informations, mieux vaut se renseigner avant d’aller faire ses achats !

4. Les sièges Isofix

Dernière petite chose, qu’en est-il des sièges Isofix ? La norme Isofix est une norme d’ancrage spécifique des sièges-auto. Avec ce système, on n’utilise plus les ceintures de sécurité : deux pinces métalliques de verrouillage, situées sur la base arrière des sièges-auto, se clippent sur deux points d’ancrage fixés entre l’assise et le dossier de la banquette arrière de la voiture. L’idée du système Isofix est de rendre l’installation du siège (ainsi que son transfert d’une voiture à une autre) plus simple, cela diminue donc considérablement les risques de mauvaise fixation du siège. Attention, on ne trouve pas ce système  sur toutes les voitures, il n’est obligatoire que depuis 2005 sur tous les nouveaux modèles d’automobiles donc pensez à vérifier avant d’acheter !

Si vous souhaitez continuer à vous renseigner sur les sièges-auto je vous conseille le site Sécurange qui est très complet sur le sujet.

 

Bonne route à tous !

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