J’ai testé pour vous le nouveau magazine Flow

IMG_1441.JPGIl est sorti le 12 février 2015. Je l’ai connu grâce à Hellocoton. Sa couverture me faisait envie, il y a quelque temps que je voulais tester ce genre de magazine… Alors quoi de mieux que de commencer par le number one de l’un d’entre eux ? Mais quel est ce genre de magazine justement, là vous m’attendez au tournant évidemment ! C’est un « slow » magazine, une lecture qui invite à prendre son temps, à réfléchir à soi, à savourer l’instant, à construire son bonheur. Psychologie positive, beaux papiers et créativité son au rendez-vous au fil des pages.

D’ordinaire, lorsque j’achète un magazine féminin du type Biba ou Cosmo, je le feuillette plutôt qu’autre chose : je sélectionne les articles qui,selon moi, vont m’intéresser et je les survole pour généralement les oublier cinq minutes plus tard. Alors qu’avec Flow, j’ai envie de tout éplucher, je ne veux pas en rater une miette. J’ai presque envie de prendre des notes tellement certains propos me parlent !

L’ouvrage est composé de quatre parties que l’on retrouvera dans chaque : Belles rencontres, Esprit libre, Petits plaisirs et Douceur de vivre; une ligne directrice traverse chacune d’elles à travers un thème principal choisit, cette fois c’est « Donner & recevoir ».

Belles rencontres

J’avoue qu’au premier abord, ce chapitre là me faisait moins craquer. N’y connaissant finalement pas grand chose en arts, je me suis un peu inquiétée en voyant qu’il y avait quelques articles concernant des artistes contemporains dont je n’avais absolument jamais entendu parler. J’étais réticente, je me disais que ça n’allait pas intéressée, j’avais tort. J’ai découvert des univers, ça m’a plu. J’ai particulièrement apprécié l’article qui retraçait le passé, présent et futur de Nathalie Lété : j’ai trouvé très intéressant de découvrir le cheminement d’un artiste  de cette manière là, et les photos donne vraiment de la valeur ajoutée à ce que l’on lit.

Passons maintenant à l’article sur le crochet. J’ai appris que cette pratique était super à la mode. Quand j’ai vu le titre, je me suis dis « bof bof »et puis j’ai lu, j’ai vu que le crochet passionnait réellement des tas de gens et qu’on pouvait faire des créations vraiment moderne puisque les productions possibles ne se limitaient pas aux napperons blancs que faisait ma grand-mère. Et en plus apparemment ça a l’air facile : voilà qui donne presque envie d’aller farfouiller dans les placards de nos aïeux…

Ensuite, l’article sur les relations de couple m’a donné à réfléchir et m’a touchée. J’ai trouvé les propos tenus très pertinents et très rassurant. De quoi m’inspirer pour ma vie personnelle.

Esprit Libre

L’instant plutôt que l’instantané, m’a amené à m’interroger sur ma « pratique » d’Instagram, de Facebook ou même de mon blog. Une petit piqûre de rappel pour nous faire penser qu’il faut vivre le moment présent à 100% et pas seulement à travers un écran ou un hashtag…

J’ai appris ce qu’était le multitasking : le fait de faire plusieurs choses à la fois. Au final c’est à proscrire car très très peu de personnes en sont capables, cela nuit donc à nos relations avec les personnes qui nous entourent, à la qualité de notre travail et cela peut aussi être accidentogène !

Grâce à Flow, je vais aussi m’intéresser de plus près à la pleine conscience, un concept développé dans l’article intitulé « Le bonheur ici et maintenant ».

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Petits plaisirs

Flow me fait également voyager dans le Paris des années folles où je déambule de cafés littéraires en librairies branchées, à la rencontre de ces femmes artistes éprises de liberté.

J’ai bien aimé les quelques pages de e-shopping qui proposent tout pleins de jolies choses sympas.

Peut-être testerais-je les recettes des pages saveurs et particulièrement la « pie aux pommes et au caramel au beurre salé », miam !

Douceur de vivre

La partie que j’ai préférée ici est l’article « Petits travaux du jour » qui évoque les projets 365 jours. Ça m’a donné envie d’essayer et de piocher parmi l’une des 116 idées que le magazine propose…

IMG_1440.JPGEn bref, j’ai adoré ce magazine, le lire m’a fait beaucoup de bien. C’est un magazine qu’on a envie de garder précieusement, il est très beau, les photos, les images, les textes font voyager. Nul doute que j’achèterai le numéro deux  le 9 avril prochain !

Parents efficaces – Thomas Gordon

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Voici un bouquin écrit par un psychologue, spécialisé dans les procédés de communication et de résolutions de conflits. Ce n’est pas forcément par celui-là que j’aurais dû commencer car il me semble que Bigornette est encore un peu petite (car son langage n’est pas encore suffisamment développé) pour pouvoir mettre en pratique ce que j’y ai appris (encore que…) mais je ne regrette pas pour autant mal lecture. Je vais exposer ici les points essentiels que j’ai pu retenir.

1. L’écoute active

L’écoute active peut s’utiliser tant dans le cas de problèmes à nos yeux futiles (mais ô combien gravissimes pour nos enfants) ou dans le cas de problèmes sérieux. L’écoute active implique que l’on écoute vraiment la parole de l’enfant. C’est à dire que s’il tombe par terre et s’écorche le vernis du genou puis vient nous le montrer en chouinant un peu, on ne va pas essayer de le rassurer en lui disant « ce n’est rien », « ce n’est pas grave, ça va passer ». Non, on va le prendre réellement en considération et lui dire : « oui, je vois que tu t’es fait mal, tu trouves que c’est douloureux. » Le but étant de « ne pas nier les sentiments qu’il éprouve, car pour lui, ils sont bien réels. » L’écoute active c’est aussi laisser la possibilité à l’enfant de résoudre lui même son problème en interprétant son message. Le parents restitue alors à l’enfant le message qu’il pense avoir compris (sans pour autant jouer les perroquets), l’enfant confirme alors ou non l’interprétation du parent et il peut continuer de s’exprimer. Cet aspect de l’écoute active est assez complexe et ne saurait être résumée dans cet article, si le sujet vous intéresse je vous conseille vivement de lire le livre de Thomas Gordon.

2. A qui appartient le problème ?

Le psychologue met aussi l’accent sur le fait qu’il est important de déterminer à qui appartient le problème lorsqu’il survient. Par exemple, si Bigornette n’a pas envie de d’aller se coucher, elle préférerait rester jouer à la dînette, le problème lui appartient. Par contre quand elle renverse son biberon sur le canapé, le problème m’appartient à moi puisque c’est moi que cela dérange, c’est un de mes besoins à moi (conserver un canapé propre) qui n’est pas satisfait. A quoi sert de savoir à qui appartient le problème ? Nous allons le développer ci-dessous.

3. Le « message-tu » versus le « message-je »

Lorsque l’enfant et le parent sont confrontés à un problème qui appartient au parent il est alors nécessaire d’employer un « message-je » pour résoudre le conflit. D’après l’auteur le « message-tu » est ici inapproprié car il incriminerait l’enfant sans lui faire comprendre pourquoi son comportement n’est pas acceptable pour l’adulte. cela rendrait donc le message du parent inefficace. Au contraire l’emploi du « message-je » serait plus adapté car il laisse à l’enfant la responsabilité de ses actes, ce qui devrait l’amener à respecter les besoins du parent. Voici des exemples de « messages-je ou -tu »: « Aïe ça me fait vraiment mal ! Je n’aime pas qu’on me donne des coups de pied. » « C’est très méchant de ta part. Tu ne dois pas taper. » Le second message présente un jugement sur l’enfant qui est dit « méchant », ce qu’il ne pourra vraisemblablement pas accepter, tandis que le premier message exprime ce que l’adulte ressent, l’enfant ne peut le réfuter, il a donc la responsabilité de modifier son comportement.

4. Quand le problème appartient à la relation : la méthode « sans perdant »

Quand un conflit entre les besoins des parents et ceux de l’enfant survient le conflit appartient alors à la relation. L’auteur dénonce alors deux méthodes classiques souvent employées pour résoudre ce type de conflit et qui implique une lutte de pouvoir permanente entre parents et enfant : la méthode autoritaire (le parent gagne au détriment de son enfant) et la méthode permissive (l’enfant gagne au détriment du parent). Il propose alors la méthode « sans-perdant » : c’est « une méthode qui permet à chaque parent et à chaque enfant de résoudre chacun de leurs conflits particuliers en y trouvant leurs propres solutions acceptables pour les deux parties. » L’enfant étant sollicité pour trouver une solution au problème, il est responsabilisé et sera d’autant plus motivé à mettre en œuvre la solution trouvée. Avec cette méthode les besoins des parents et de l’enfant sont respectés. Lors de l’application de cette méthode il est indispensable d’employer l’écoute active et le « message-je ».

5. Les conflits entre enfants

Ici, le parent doit éviter de jouer les juges et ne doit pas être celui qui départage les enfants.Par contre il peut, par le biais de l’écoute active, amener les enfants à discuter à trouver une solution acceptable pour tous les deux.

Cet article ne peut se substituer à une lecture complète du livre, qui seule permettra de saisir les conseils et méthodes de Thomas Gordon. J’ai vraiment appris de nombreuses choses en lisant ce livre et je pense que cela me servira en tant que maman mais aussi en tant qu’enseignante.

 

Je ne résiste pas à vous citer deux passages du livre qui m’ont fait bien rire et qui ne sont pas sans rappeler qu’il a été publié en 1970…

« Parfois, par exemple avant le coucher, les enfants ont besoin d’un environnement qui présente peu de stimulations. Les parents, surtout le père, excitent leurs enfants avant le coucher ou le repas; et ils s’attendent ensuite à les voir soudainement devenir calmes et modérés. » (bon ici je crains qu’en 2014 ça soit toujours pareille…)

« Voici quelques suggestions qui vous permettront « d’agrandir votre zone d’acceptation » envers les enfants plus âgés : […] Expliquer l’usage et les tarifs du téléphone (frais additionnels pour appels interurbains, heures de pointe et périodes de rabais, etc.). »

 

100 façons de se faire obéir (sans cri ni fessées) – Anne Bacus

Voici un petit livre de chez Marabout facile à lire, plein de bons petits conseils que je tenterai de mettre en application dans ma vie personnelle (et peut-être parfois en classe dans ma vie professionnelle). Je vous concocte (à vous lecteurs intéressés mais aussi à Bigorn’hom afin que nous puissions partager nos réflexions concernant l’éducation…

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